Après avoir marché sur les traces de l’Empire Romain, j’ai décidé de satisfaire ma passion pour les voyages et l’Histoire avec la Grèce, et plus particulièrement Athènes et son histoire, l’une des plus fascinantes que l’Homme ait connue. Je veux donc vous partager ce petit séjour dans la capitale du monde hellénistique, et j’ai choisi – non sans évidence – l’Acropole et ses nombreux temples.
Dominant Athènes et placé en son centre, l’Acropole est le lieu sacré de l’ancien berceau de la démocratie. Le plus majestueux des édifices n’est autre que le Parthénon – un immense temple construit à l’apogée d’Athènes, à savoir le Vème siècle avant JC, ou « siècle de Périclès » pour ceux qui se souviennent des cours d’Histoire au collège! Dédié à Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse, protectrice de la ville, ce temple illumine toute la Grèce à son apogée. On y trouve encore des métopes et des frises du fronton originaux (de nombreux épisodes mythologiques y apparaissent, des créatures aux Héros, des Dieux aux simples Grecs) d’autres se trouvent au Musée de l’Acropole (et d’autres encore au British Museum).
J’aimerais ici m’attarder un instant sur la déesse Athéna (ou Minerve en latin) car il me semble relativement intéressant de comprendre pourquoi celle-ci a été choisie pour devenir l’emblème de la cité. Athéna est la fille de Zeus et est née par de son crâne. Divinité de la sagesse et de la guerre, on lui attribue également couramment ceux de la raison et de la prudence. A l’époque où l’attique n’était qu’à son balbutient, le roi grec Cécrops cherche un nom pour sa cité et laisse Poséidon et Athéna s’opposer pour sa souveraineté, où ce premier promit aux divinités la cité pour laquelle offre le meilleur présent. C’est ainsi que Poséidon – Dieu de la mer – offre un lac salé tandis qu’Athéna, offre un olivier, symbole de la paix et de la prospérité. L’olivier est alors très important à cette époque, l’huile d’olive étant économiquement très intéressante pour les habitants de l’Attique. La cité prit alors le nom d’Athènes et en fait sa divinité protectrice.
Parmi les autres monuments imposants de l’Acropole, on y trouve l’Erechtéion, temple construit durant la guerre du Péloponnèse opposant encore et toujours Athènes (gouvernement du peuple, « démocratie« ) à Sparte (gouvernement militaire, autorité oppressive « tyrannie« ), les Propylées – l’édifice par là où l’on arrive – ou communément appelées « vestibule de l’Acropole« , les deux temples d’Athéna : l’ancien et le nouveau appelé « Temple d’Athéna Niké » (Niké = Victoire) qui surplomb la ville, tel la gardienne de la ville.
Attardons nous un instant sur Périclès. Comme nous le savons, Athènes est considérée comme la première cité ayant adopté un système démocratique, d’où l’origine grecque de ce terme. Parmi les plus éminents défenseurs de cette idée, le célèbre Périclès, chef de file du Parti démocratique, marqua à jamais la cité hellénique bien que très critiqué par de grands philosophes tels que Platon ou Antisthène. Il avait notamment favorisé l’accès à la culture aux plus pauvres et a également mis en place un système d’imposition des riches pour financer le « service public » (justice et défense notamment). Il avait aussi mené plusieurs guerres meurtrières dans le Péloponnèse, notamment contre Sparte dont le régime politique est aux antipodes de la démocratie athénienne. Il s’agit d’une guerre entre deux alliances ; celle de la Ligue de Délos emmené par Athènes et celle de la Ligue du Péloponnèse conduite par Sparte. Sa volonté d’assoir l’hégémonie d’Athènes et de sa démocratie à travers toute la Grèce antique se traduit par le financement d’un ensemble d’édifices imposants construits sur l’Acropole. Populiste et démagogue pour certains, fin stratège et grand citoyen défenseur de l’idéal démocrate pour d’autres, Périclès laisse un riche héritage historique et philosophique.
Autour de l’Acropole, d’autres impressionnants vestiges de la Grèce antique vous attendent. Vous trouverez les ruines du théâtre de Dionysos à quelques centaines de mètres de l’entrée Sud de l’Acropole où se déroulaient de nombreuses tragédies… grecques ! S’y trouvent également l’Agora, centre de décisions névralgiques de la cité, Ne loupez surtout pas le Musée de l’Acropole situé du côté de la porte Sud (votre billet d’entrée y est inclus).
Un peu plus loin vers l’Est, contemplez les ruines du célèbre Olympiéion – ou Temple de Zeus – jadis un des plus imposants temples de toute la Grèce antique ou Héphaïstéion – ruines du temple d’Héphaïstos et Athéna – au nord. Si vous continuez vers le Nord-Est, vous trouverez le Zappeion, un bâtiment récent officiel où les célèbres dignitaires et diplomates se retrouvent lors de grandes occasions telles que la signature de l’entrée de la Grèce dans la Communauté européenne en 1981. Poursuivez vers l’Est et admirer le magnifique Panathinaiko – ou Stade Panathénaïque, « Stade de tous les Athéniens » – où les premiers jeux olympiques modernes ont eu lieu en 1896. L’entrée est payante, mais l’admirer de l’extérieur suffit amplement.
Autre visite à ne pas manquer, le célèbre Musée National d’Archéologie d’Athènes que je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire, à mon grand regret. Il se trouve près de la station de métro Omonia, et dispose d’une vaste collection et d’une richesse culturelle impressionnante. D’après quelques témoignages reçus, il faut prévoir une bonne après-midi si on espère en profiter !
Avant de quitter la cité antique, montez sur le Mont Lycabette situé au Nord-Est de l’Acropole, vous aurez une vue imprenable sur la ville.
En bref, Athènes nourrit encore aujourd’hui le culte de la mythologie et l’imaginaire humain, elle ne pourrait que plaire aux amoureux de la Mythologie et à l’Histoire de la Grèce antique. Plongé dans son riche patrimoine, son histoire ne peut vous que vous séduire.
Henri Lim


























