Athènes, de la mythologie au berceau de la démocratie

Après avoir marché sur les traces de l’Empire Romain, j’ai décidé de satisfaire ma passion pour les voyages et l’Histoire avec la Grèce, et plus particulièrement Athènes et son histoire, l’une des plus fascinantes que l’Homme ait connue. Je veux donc vous partager ce petit séjour  dans la capitale du monde hellénistique, et j’ai choisi – non sans évidence – l’Acropole et ses nombreux temples.

Dominant Athènes et placé en son centre, l’Acropole est le lieu sacré de l’ancien berceau de la démocratie. Le plus majestueux des édifices n’est autre que le Parthénon – un immense temple construit à l’apogée d’Athènes, à savoir le Vème siècle avant JC, ou « siècle de Périclès » pour ceux qui se souviennent des cours d’Histoire au collège! Dédié à Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse, protectrice de la ville, ce temple illumine toute la Grèce à son apogée. On y trouve encore des métopes et des frises du fronton originaux (de nombreux épisodes mythologiques y apparaissent, des créatures aux Héros, des Dieux aux simples Grecs) d’autres se trouvent au Musée de l’Acropole (et d’autres encore au British Museum).

J’aimerais ici m’attarder un instant sur la déesse Athéna (ou Minerve en latin) car il me semble relativement intéressant de comprendre pourquoi celle-ci a été choisie pour devenir l’emblème de la cité. Athéna est la fille de Zeus et est née par de son crâne. Divinité de la sagesse et de la guerre, on lui attribue également couramment ceux de la raison et de la prudence. A l’époque où l’attique n’était qu’à son balbutient, le roi grec Cécrops cherche un nom pour sa cité et laisse Poséidon et Athéna s’opposer pour sa souveraineté, où ce premier promit aux divinités la cité pour laquelle offre le meilleur présent. C’est ainsi que Poséidon – Dieu de la mer – offre un lac salé tandis qu’Athéna, offre un olivier, symbole de la paix et de la prospérité. L’olivier est alors très important à cette époque, l’huile d’olive étant économiquement très intéressante pour les habitants de l’Attique. La cité prit alors le nom d’Athènes et en fait sa divinité protectrice.

 

Parmi les autres monuments imposants de l’Acropole, on y trouve l’Erechtéion, temple construit durant la guerre du Péloponnèse opposant encore et toujours Athènes (gouvernement du peuple, « démocratie« ) à Sparte (gouvernement militaire, autorité oppressive « tyrannie« ), les Propylées – l’édifice par là où l’on arrive – ou communément appelées « vestibule de l’Acropole« , les deux temples d’Athéna : l’ancien et le nouveau appelé « Temple d’Athéna Niké » (Niké = Victoire) qui surplomb la ville, tel la gardienne de la ville.

Attardons nous un instant sur Périclès. Comme nous le savons, Athènes est considérée comme la première cité ayant adopté un système démocratique, d’où l’origine grecque de ce terme. Parmi les plus éminents défenseurs de cette idée, le célèbre Périclès, chef de file du Parti démocratique, marqua à jamais la cité hellénique bien que très critiqué par de grands philosophes tels que Platon ou Antisthène. Il avait notamment favorisé l’accès à la culture aux plus pauvres et a également mis en place un système d’imposition des riches pour financer le « service public » (justice et défense notamment). Il avait aussi mené plusieurs guerres meurtrières dans le Péloponnèse, notamment contre Sparte dont le régime politique est aux antipodes de la démocratie athénienne. Il s’agit d’une guerre entre deux alliances ; celle de la Ligue de Délos emmené par Athènes et celle de la Ligue du Péloponnèse conduite par Sparte. Sa volonté d’assoir l’hégémonie d’Athènes et de sa démocratie à travers toute la Grèce antique se traduit par le financement d’un ensemble d’édifices imposants construits sur l’Acropole. Populiste et démagogue pour certains, fin stratège et grand citoyen défenseur de l’idéal démocrate pour d’autres, Périclès laisse un riche héritage historique et philosophique.

Autour de l’Acropole, d’autres impressionnants vestiges de la Grèce antique vous attendent. Vous trouverez les ruines du théâtre de Dionysos à quelques centaines de mètres de l’entrée Sud de l’Acropole où se déroulaient de nombreuses tragédies… grecques ! S’y trouvent également l’Agora, centre de décisions névralgiques de la cité, Ne loupez surtout pas le Musée de l’Acropole situé du côté de la porte Sud (votre billet d’entrée y est inclus).

 

Un peu plus loin vers l’Est, contemplez les ruines du célèbre Olympiéion – ou Temple de Zeus – jadis un des plus imposants temples de toute la Grèce antique ou Héphaïstéion – ruines du temple d’Héphaïstos et Athéna – au nord. Si vous continuez vers le Nord-Est, vous trouverez le Zappeion, un bâtiment récent officiel où les célèbres dignitaires et diplomates se retrouvent lors de grandes occasions telles que la signature de l’entrée de la Grèce dans la Communauté européenne en 1981. Poursuivez vers l’Est et admirer le magnifique Panathinaiko – ou Stade Panathénaïque, « Stade de tous les Athéniens » – où les premiers jeux olympiques modernes ont eu lieu en 1896. L’entrée est payante, mais l’admirer de l’extérieur suffit amplement.

 

Autre visite à ne pas manquer, le célèbre Musée National d’Archéologie d’Athènes que je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire, à mon grand regret. Il se trouve près de la station de métro Omonia, et dispose d’une vaste collection et d’une richesse culturelle impressionnante. D’après quelques témoignages reçus, il faut prévoir une bonne après-midi si on espère en profiter !

Avant de quitter la cité antique, montez sur le Mont Lycabette situé au Nord-Est de l’Acropole, vous aurez une vue imprenable sur la ville.

 

En bref, Athènes nourrit encore aujourd’hui le culte de la mythologie et l’imaginaire humain, elle ne pourrait que plaire aux amoureux de la Mythologie et à l’Histoire de la Grèce antique. Plongé dans son riche patrimoine, son histoire ne peut vous que vous séduire.

Henri Lim

La Havane, les racines cubaines

Le printemps est arrivé plus tôt que prévu à Montréal, je profite de cette occasion pour saluer le retour du soleil en vous emmenant à Cuba, pays doté d’un riche patrimoine culturel dont les plus connus sont le rhum, le cigare ou encore la salsa ! L’île située au sud de la Floride dans les Antilles a été découverte par Christophe Colomb en 1492 et fût une colonie espagnole jusqu’à son indépendance en 1898.

La neige et l’hiver semblaient s’éterniser, le Sud et son soleil étaient donc une opportunité. Il m’était difficile de quitter le continent américain sans avoir visité Cuba, une destination qui m’intrigue de par son histoire et son architecture. On a tous vu des images à la télévision de Cuba avec ses vielles voitures américaines des années 50 et ses constructions connues pour être peu esthétiques. Je voulais découvrir de mes propres yeux cet environnement atypique et en apprendre davantage sur l’Histoire du pays qui pourrait partiellement expliquer cette étrange atmosphère.

A peine débarqué à La Havane, je suis resté admiratif devant l’architecture (et la chaleur, bien sûr!). On aurait presque l’impression que le monde s’est arrêté de se développer matériellement à partir des années 50-60 ! L’écrasante majorité des bâtisses est toute dégradée par le temps et aucun entretien ne semble être en cours. Les voitures aussi ne sont pas d’un renouveau moderne. Ça doit être un des rares pays au monde où l’on peut voyager dans le temps ! Cependant, la pauvreté est flagrante, bien que l’éducation et la santé soient très bonnes et entièrement gratuites. Ça a été une de mes grandes surprises, Cuba est le pays d’Amérique centrale et latine qui compte le plus de médecins. Beaucoup d’entre eux sont envoyés à l’étranger pour soutenir les autres pays en échange de matières premières telles que le pétrole.

Infos pratiques pour les futurs touristes de l’île, sachez que deux monnaies officielles sont en circulation ; les pesos cubains et les pesos convertible (CUC) pour les touristes. Ce dernier a la même parité que le USD et vaut environ 24 fois le pesos cubains. Inutile de garder vos CUC à la fin de votre séjour car ils n’ont aucune valeur à l’étranger, gardez juste 25 CUC/personne pour la taxe aéroportuaire lors de votre retour. Les commerçants acceptent aussi le USD en général. Même avec les prix en CUC, je trouve que le coût de la vie pour les touristes reste quand même relativement faible (comptez environ 7 CUC pour un bon repas en ville). Gardez quelques pièces dans vos poches car vous serez régulièrement sollicités par des Cubains dans les zones touristiques. Vous êtes une cible facile ! 1 ou 2 CUC suffiront, sachant que le salaire mensuel moyen est d’environ 15 CUC.

La révolution cubaine de 1959 fait partie intégrante de l’Histoire et du paysage. Ernesto Guevara (dit le « Che »), natif argentin et compagnon d’armes de Fidel Castro est partout, comme un symbole de fierté de Cuba. Il faut rappeler que cet évènement a considérablement changé le cours de son histoire, passant d’une République corrompue et autoritaire à un régime aux idées marxistes. En réponse aux nombreuses nationalisations, le pays subit un important embargo dont celui des Etats-Unis, toujours en vigueur aujourd’hui. C’est assez intéressant de comprendre cet épisode de son histoire, car bien que les pays occidentaux considèrent Cuba comme une dictature aux idées dangereuses, les Cubains eux voient leur Révolution comme une « libération » de la corruption et d’une avancée sociale majeure (plusieurs grandes réformes sur l’éducation ou la santé par exemple).

La Havane est divisée en plusieurs quartiers dont La Habane Vieja (la vielle Havane), Centro Habana (le centre) et  Plaza de la Revolucion.

La vieille Havane est pour moi la partie la plus intéressante non seulement pour son caractère historique mais aussi parce qu’elle contient plusieurs musées et représente une excellente place pour se balader et profiter de la douceur cubaine citadine. On y trouve le Musée du Rhum (avec guide en Espagnol, Anglais et Français), des fabriques de cigares visitables mais aussi des forteresses construites pour se prémunir des attaques de pirates datant de l’ère coloniale. Le plus connus d’entre elles est la Castillo de la Real Fuerza située à l’entrée de la Baie de la Havane au bout du San Pedro malecon, mais on y trouve aussi la Castillo de los Tres Reyes (cf. première photo) située sur l’autre rive.

La Plaza de la Revolucion est une très grande place réservée aux évènements marquants du pays tels que des rassemblements de concert ou de meetings politiques. On y trouve d’importants édifices tels que le célèbre mémorial José Marti (héro national, combattant de la guerre d’indépendance), tour en forme d’étoile à cinq branches qui s’étend sur 109m de haut et qui offre une excellente vue panoramique de la ville. Face à lui, on y trouve le Ministère de l’Intérieur avec en portrait géant Che Guevara et ses célèbres derniers mots à Fidel Castro « Hasta la victoria siempre » (Jusqu’à la victoire, toujours) ainsi que le Ministère des Télécommunications. On notera ici que la place prépare la visite du Pape prévue aujourd’hui (26 Mars).

Autre chose qui m’a surpris lors de ma découverte de la ville, c’est el Capitolio (le Capitole). Il se trouve dans le Centro Habana. Bien que la ressemblance soit frappante avec le très célèbre Capitole américain (cf. article sur Washington), son architecte Raynieri prétend s’inspirer du Panthéon parisien… Le Capitole était le siège du gouvernement avant la Révolution, puis est transformé en Academia de Ciencas de Cuba (Académie des Sciences de Cuba).

Cuba est une destination originale très prisée en hiver par les Canadiens qui constituent près de la moitié des touristes. On y trouve aussi beaucoup de Mexicains et d’Espagnols, mais aussi quelques Français. Avec son climat de rêve et sa chaleur humaine dans un cadre pour le moins original, cette destination plaira à ceux qui veulent faire tomber les préjugés à la Havane, et profiter des superbes plages cubaines qui conservent jalousement leur caractère naturel.

Henri Lim

Washington D.C, capitale fédérale de la Liberté

En cette nouvelle année, je souhaiterais vous partager mon séjour dans la capitale fédérale de la plus grande puissance du monde ; Washington D.C. Elle a été fondée entre les États de Virginie et du Maryland vers la fin du XVIIIème siècle par la jeune République naissante des États-Unis d’Amérique. Washington est une ville mondialement célèbre et importante en raison de toutes les puissantes institutions qu’elle abrite, tant au niveau national qu’international (Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, FBI, Pentagone, Maison-Blanche).

Après un voyage en train d’une durée de trois heures trente au départ de New York, je suis arrivé à la gare Union Station en pleine nuit. Alors que je quittais la gare, le célèbre Capitole majestueusement éclairé se dressait devant moi, comme un signe de bienvenue dans la ville où les plus grandes décisions du monde sont prises. Je ressens déjà le prestige de ce lieu, et il me tardait de l’explorer et de découvrir le cœur de l’Histoire et la culture des États-Unis; la raison d’être de Washington D.C.

Le Capitole est le cœur législatif des Etats-Unis, là où siègent les deux institutions qui représentent l’US Congress : le Sénat et la Chambre des Représentants. L’architecture de la ville est fortement inspirée des édifices de la Grèce Antique, jadis le berceau de la démocratie ; et de Rome, capitale de la première République du monde civilisé. Sans doute les Pères Fondateurs voulaient inscrire la jeune nation américaine comme le successeur dans cette lignée des défenseurs des valeurs de la démocratie.
The US Library Congress (Bibliothèque du Congrès) est très connue grâce à ses nombreuses apparitions dans des films. Je l’ai trouvée très impressionnante, on peut ressentir le degré de prestige de ce lieu et surtout, les trésors littéraires que renferme cette bibliothèque.

Devant le Capitole se trouve le National Mall, un grand espace vert où l’on trouve de part et d’autre une dizaine de musées plus intéressants les uns que les autres ! Parmi ceux-ci, on  trouve le plus visité de tous les Etats-Unis : le National Air and Space Museum (musée National de l’Air et de l’Espace), le National Museum of American History, National Museum of African Art ou encore le National Museum of Natural History (musée National d’Histoires Naturelles). Plusieurs d’entre eux appartiennent à la Smithsonian Institution qui offre l’énorme avantage d’offrir une entrée entièrement gratuite ! Profitez-en donc !

Je n’ai pas pu visiter tous les musées par manque de temps. Cependant, un musée est incontournable : le National Air and Space Museum. Pourquoi ? Car il renferme une quantité astronomique d’informations sur l’aviation civile et militaire. En effet, on peut y apprendre sur le sujet de sa création par les frères Wright jusqu’à la conquête de l’espace par les Etats-Unis et l’ex-URSS. Toutes les conquêtes humaines dans le domaine de l’aéronautique y sont décrites et détaillées à travers des modèles réels, réduits et d’innombrables activités ludiques pour tous les âges. Vous serez surpris par l’immensité du lieu mais ne vous découragez pas, ça en vaut vraiment le détour !

Parmi les musées les plus célèbres de Washington, on trouve les National Archives. Ce lieu se distingue par ses collections d’une valeur inestimable en raison de leur importance dans l’Histoire américaine. Notamment, on y trouve les originaux des trois documents fondateurs des Etats-Unis : the Declaration of Independence, the Bill of Rights et the Constitution. Ils se trouvent dans une salle relativement sombre, gardés par cinq agents de sécurité en permanence. Il faut être patient, j’ai dû attendre environ quarante-cinq minutes avant d’y entrer en raison de la forte affluence et de la régulation du public très stricte. Mais une fois encore, il est vraiment très impressionnant de voir ces originaux et de voir les signatures des Pères Fondateurs. L’atmosphère nous permet de ressentir l’aspect historique du 4 Juillet 1776. Cette date représente le jour où la jeune nation américaine a décidé de prendre son destin en main pour écrire une nouvelle page de l’Histoire sous la flamme de la Liberté.


Enfin, je terminerais par mon coup de cœur qui n’est autre que les Mémoriaux tout au long du West Potomac Park qui s’étend du mémorial de Lincoln en face du Washington Monument au mémorial de Jefferson à l’autre bout du Tissal Bassin. C’est une concentration importante de mémoriaux dédiés à tout ce qui a marqué l’Histoire américaine représentés par d’imposantes statues (A. Lincoln, F.D Roosevelt, M. Luther King et T. Jefferson), des gravures et des citations de personnages importants qui ont changé la perception et la destinée du monde. C’est ce qui m’a le plus marqué et ce que je trouve le plus représentatif de la ville de Washington : les hommages aux défenseurs des Droits de l’Homme et de la Liberté. Dans le mémorial dédié à la Seconde Guerre Mondiale, on peut y lire une inscription : « Americans came to liberate, not to conquer, to restore freedom and to end tyranny ». C’est ce que j’ai trouvé le plus beau lors mon séjour : l’attachement à cette cause à laquelle le pays semble s’engager depuis sa naissance.


En bref, je pense que cette ville plaira aux amoureux de l’Histoire des États-Unis et des valeurs de démocratie et de Liberté.

Henri Lim

Vienne, carrefour culturel de l’Europe Centrale

Pour ce mois de novembre, nous prendrons l’avion, destination : L’Europe Centrale. Héritière de l’un des plus grands Empires européens du XIXème siècle, c’est en Autriche que je désire vous emmener afin de partager mon merveilleux séjour à Vienne.

Une ville à l’architecture typiquement européenne dotée d’une richesse culturelle qui rivalise avec les géants du continent tels que Paris, Rome ou Athènes ! Située sur le Danube comme beaucoup d’autres capitales européennes, la ville était un important carrefour tant commercial que culturel. En effet, sa domination culturelle a laissé d’importants vestiges que la ville invite ses curieux visiteurs à découvrir à travers ses nombreux musées, et le culte de ses célèbres artistes qui ont autrefois fait de Vienne une capitale mondiale des arts.

A peine arrivés à la Hauptbahnof de Vienne (Gare centrale), on était déjà ébloui par l’urbanisme de la ville aux édifices mêlant le style baroque et romanesque.

Direction, le quartier des musées sur la Museumplatz où l’on ne trouve pas moins de neuf musées, une véritable caverne d’Ali-Baba pour les amoureux de la culture. Parmi les plus connus, on peut évidemment citer le fameux Kunsthistorisches Museum (le Musée des Beaux-Arts de Vienne) ou encore la Naturhistorisches Museum (Le Musée d’Histoire Naturelle), situés de part et d’autre de la Maria-Theresien-Platz. Le premier musée cité offre une collection unique d’arts en tout genre, des sarcophages de l’Égypte antique aux tableaux de Rubens ou Bruegel, des statuts de l’ère romaine aux objets rares de la dynastie des Habsbourg, une seule après-midi ne suffirait même pas pour tout voir ! Une visite qui ne m’a pas laissé indifférent, car cela m’a permis de me rendre compte à quel point l’Autriche avait un rayonnement mondial, mais surtout de revivre par procuration les différentes histoires de ces anciennes civilisations qui ont toujours suscité ma fascination.

Autre beau quartier de la capitale, sur Stephansplatz en plein cœur du centre ville historique, où vous pourrez admirer la Stephansdom, une vielle cathédrale. Vous y trouverez aussi la célèbre Mozarthaus (ancien appartement du compositeur Mozart), transformé en musée pour en apprendre davantage sur la vie de ce jeune prodige, sa famille, ses faits d’arme et son mystérieux décès… Cependant, j’ai un grand regret, celui ne pas avoir pu visiter le célèbre Opéra de Vienne ! Symbole de la puissance de la musique classique influencée par Mozart, Haydn ou Pleyel.

Une petite rue a également attisée ma curiosité, par l’étrangeté de l’architecture de ses bâtiments mais célèbre dans la ville. Il s’agit des Unterwasserhaus (littéralement « Maisons sous les eaux »), construites par un artiste inspiré du style « Gaudi » à Barcelone. Ça en vaut le détour ! Vous les trouverez dans le quartier de Rathaus.

Pour finir, j’aimerais vous parler de mon coup de cœur : le Château de Schönbrunn, situé à l’Ouest de la ville. Lieu de résidence de l’Empereur François-Joseph 1er et de sa célèbre femme l’Impératrice Sisi au tragique destin. Il symbolise, par l’étendu du domaine, l’imposant palais et les jardins aux charmes inégalées, la puissance de la famille des Habsbourg et le rayonnement de l’Empire à travers toute l’Europe. En se promenant dans ses jardins, on peut imaginer, voire ressentir, comment vivait les personnes de si haut rang à cette époque… L’immense château quant à lui, regorge d’objets de collections appartenant à la puissante famille, et invite le visiteur, chambre après chambre, à comprendre le ressenti et la vie de l’Empereur jusqu’à la chute du régime à l’issu de la Première Guerre Mondiale.

Finalement, je pense qu’on ne peut pas quitter cette ville sans avoir vu de ses propres yeux cet immense château et son merveilleux jardin !

Henri Lim

Coups de coeur de l’équipe

Cette semaine on voyage dans les prairies canadiennes! 

Je n’ai pas honte de le dire : j’aime le Canada! Pour ses paysages à couper le souffle, pour sa richesse naturelle, pour ses différences culturelles, pour ses vastes champs à perte de vue…  Cet été j’ai eu la chance de parcourir une partie du Canada qui est souvent laissée dernière : Les 3 provinces appelées plus communément « les prairies », soit l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba. J’ai commencé mon voyage dans ma province préférée, l’Alberta, ou la province des cowboys, comme j’aime l’appeler affectueusement.  En effet, c’est à Calgary qu’a lieu le plus grand festival western du Canada au mois de juillet, « The Calgary Stempede ».  Si vous aimez la musique country et l’ambiance western et que vous avez toujours rêvé d’assister à un vrai rodéo, c’est un événement à ne pas manquer!!! On est servi en chapeaux et bottes de cowboys, mini jupes et vestes à franges, et on a l’impression qu’on est dans un autre monde!  C’est magique!

Je dois pourtant vous avouez que la place que j’ai préféré en Alberta, c’est définitivement le parc national de Banff.  Les paysages sont plus impressionnants les uns que les autres, c’est tout simplement époustouflant. Je dois dire que j’ai été ravie et impressionnée de voir que le service en français était tout à fait accessible à n’importe quel endroit au sein du parc national! Il y a une tonne d’activités possibles comme la marche en montagne (dans les rocheuses!!!!), le canoë sur des eaux turquoises, les Hot Springs (eaux chaudes naturelles où vous pouvez relaxer tranquillement)…etc.  Je dois dire que de me trouver devant le Lac Louise, à contempler l’incomparable beauté de la nature fut le plus beau moment de mon voyage.

 

Je me suis ensuite dirigée vers la Saskatchewan à bord de « thunderbird » la vieille bagnole de mon ami, pour une nouvelle aventure. Précisons qu’on n’a pas besoin du chaleureux « Welcome to Saskatchewan » pour réaliser qu’on a changé de province. Tout devient plat comme par magie à la seconde qu’on met un pied dans cette province. On regarde en arrière on voit des plaines, des petites montagnes, bref du relief. On regarde en avant, et ce n’est que des champs à 180°, et ce, à perte de vue. Pourtant, j’ai eu la chance de faire la transition entre les deux provinces au temps de la floraison de canola, alors ce sont des champs de magnifiques fleurs jaunes canari que j’ai contemplées tout autour de moi pendant toute la durée du voyage. La Saskatchewan a quand même des points forts!

 

J’ai trouvé l’ambiance de Saskatoon beaucoup plus agréable que je n’aurais pu l’imaginer : les rues de la ville étant surpeuplées afin de participer au « fringe festival », l’air était à la fête. Comptant majoritairement plusieurs spectacles de théâtre, c’est également une occasion en or pour les différents artisans de la ville de montrer leurs talents et de vendre leur bric-à-brac.  J’ai même mis les pieds dans un bar francophone mis en place pour inciter les anglophones à pratiquer la deuxième langue officielle du pays!

En poursuivant mon voyage vers le Manitoba, j’ai réalisé que les gens n’étaient que de plus en plus chaleureux! Cette dernière province est, selon moi, sensiblement différente des autres.  Il faut dire que j’ai majoritairement séjourné dans un petit village appelé Boissevain, situé à une heure de Brandon, tout près de la frontière américaine. La campagne donne un caractère, ainsi qu’une culture totalement différente aux habitants. La ferme, les poules, les vaches, les bottes de foin, les tracteurs, oh la musique country qui revient, les millions de chatons; j’avais l’impression d’être dans un autre monde. C’est pourtant une culture magnifique, centrée sur les autres, la famille et la nature.  J’ai passé mon temps à connaître les gens, en faisant par exemple, un pique-nique à un des dizaines de petits lacs situé en bordure du village. Et puis ma route s’est poursuivie à travers l’Ontario pour une trentaine d’heures….mais ça, c’est une autre histoire! Pour l’instant, je garde en mémoire les cowboys, la générosité et la chaleur des canadiens anglais, les paysages magnifiques et la fierté de faire partie d’un si beau pays!

Camille Coulombe

Coups de coeur de l’équipe

Continent du mois : L’Amérique du Nord

C’est notre vaste continent qui est à l’affiche ce mois-ci. À chaque semaine, un membre de la Trousse publiera un article sur le thème du voyage, lié à notre continent-vedette.

Escapade à Tadou!

Pour ce premier article, je vous amène à 500 km de Montréal, dans une petite ville de moins de 1000 habitants : Tadoussac, ou Tadou pour les intimes. Mes copines et moi y sommes allées le temps d’un week-end estival, curieuses de découvrir ce village québécois reconnu internationalement, depuis 1998, comme faisant partie du sélect Club des plus belles baies du monde.

C’est à bord de la traversée gratuite de la Rivière Saguenay vers Tadoussac que nous avons vu nos premières et dernières « baleines ». Notez ici la présence des guillemets, car les bêtes bleutées que nous avons vues à la surface de l’eau n’étaient pas des baleines, mais une autre espèce de cétacés parmi les douze qui visitent notre fleuve durant l’été; merci au gentil Tadoussacien à bord du navire, qui nous a enseigné les rudiments de l’observation marine. Quoi qu’il en soit, impressionnantes, ces créatures! Il semble tout de même que c’est à travers une excursion en kayak de mer sur le fjord qu’il est le plus fascinant de les découvrir, car c’est dans ce type d’embarcation que l’on peut les approcher le plus.

Une très belle découverte lors de ce séjour fut le panorama exceptionnel sur le fleuve qu’offre le secteur des dunes de sable, près du village de Tadoussac. Fait intéressant : jusque dans les années 80, on y pratiquait le ski sur sable, sport unique qui est apparu à cet endroit. Dans un souci de préserver la beauté naturelle du site, le Parc national du Saguenay en a fait une aire d’interprétation et de protection en 1983. Les dunes de sable restent un superbe endroit pour se détendre ou pour faire les fous comme nous en dévalant les pentes sur ces fameuses crizi-carpette (crazy carpet) de l’école primaire!

Observer les baleines, découvrir le majestueux fjord du Saguenay par la voie terrestre ou marine, respirer l’air pur marin, autant de bonnes raisons d’élire ce village comme destination pour quelques jours. C’est avant tout pour la beauté de la nature que l’on va à Tadoussac. À noter que le meilleur moment pour voir les baleines est de juin à septembre. Vous avez donc encore quelques mois pour planifier votre prochain voyage à Tadou!

Julie Auclair